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  produits textiles ont connu des destines diverses

         
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: 10/07/2007

: produits textiles ont connu des destines diverses    12, 2010 3:44 pm

Les exportations des produits textiles ont connu des destines diverses



La crise est exagre , affirme Larbi Hammouk en charge du secteur du textile l'UMT

Alors que les professionnels du textile ne ratent aucune occasion pour dclarer que leur secteur est au bord du gouffre, faisant planer le spectre des fermetures des units de production,

les syndicats les accusent de dramatiser la situation pour bnficier des faveurs de l'Etat. La situation du secteur du textile serait finalement moins dramatique que le prtende une partie des producteurs qui se sont vertus en peindre un tableau sombre. Contrairement leurs mises en garde quant une baisse drastique de leurs ventes l'tranger, qui entranerait des fermetures en srie des units de production, la situation semble plutt grable. Certes les exportations sont en trend baissier ces derniers mois, comme le ressortent les indicateurs mensuels des changes extrieurs de l'Office des changes, mais des nuances sont apporter cette situation. Premirement, la difficult qu'prouve le secteur se faire une place sur le march international ne date pas d'aujourd'hui et est due des facteurs plus structurels que conjoncturels.Les syndicats vont mme jusqu' accuser les oprateurs du textile de se cacher derrire la crise, qui secoue actuellement l'conomie mondiale, pour se dclarer touchs et bnficier de l'aide de l'Etat, moyennant l'argent du contribuable.

La crise est exagre , affirme Larbi Hammouk en charge du secteur du textile l'UMT. Cette crise est invente , renchrit son homologue la CDT, Lahcen Benhamid, galement secrtaire gnral du syndicat national du textile, affili la centrale de Noubir El Amaoui. Selon L. Hammouk, il ne s'agit pas de pertes, mais plutt de recul des profits de ces entreprises. Pour ces responsables syndicaux, le plan dit de soutien mis en place par le gouvernement et qui prvoit des mesures de soutien aux entreprises du textile, entre autres, apporte une multitude d'avantages exclusivement aux producteurs. En fait, expliquent-ils, en plus des aides qu'il leur accorde aux niveaux social (prise en charge de leurs cotisations sociales), financier (renforcement des garanties de l'Etat pour le financement des besoins en fonds de roulement et la possibilit d'un moratoire pour le remboursement des crdits long terme en cours) et commercial (fonds de promotion), il leur accorde la possibilit de rduire les salaires 1.200 DH et de licencier hauteur de 5%. Nous ne sommes pas contre le sauvetage des entreprises en difficult, mais plutt contre les abus ce sujet , a martel L. Benhamid en rejetant ce plan de soutien.

Ce plan ne nous intresse pas. Car c'est vrai que nous avons particip aux premires sances au sujet du plan, mais nous avons t mis l'cart par la suite et la convention finale n'a pas pris en considration les revendications des syndicats qui avaient pourtant fait l'objet d'un protocole d'accord , a-t-il signal. Les revendications syndicales portaient, fait savoir, sur le respect du code du travail, le maintien des effectifs, la sauvegarde d'une vie dcente pour les salaris, la suspension des retenues au niveau des banques en termes des crdits destins au logement social. Or, non contents de mettre profit ce gnreux plan de soutien, certains patrons font plus, selon L. Benhamid, en rduisant d'une manire injustifie les heures de travail et en procdant des baisses de salaires jusqu' 50%. D'aprs le secrtaire gnral du Syndicat national du textile, certains chefs d'entreprises vont mme plus loin en gelant d'une manire artificielle l'activit pour bnficier illgalement du soutien tatique.

Dtermins se dbarrasser des anciens salaris qui sont coteux pour l'entreprise, ces patrons n'hsitent pas, selon L. Benhamid, recourir tous les moyens, mme non rguliers, pour contourner ces salaris. Si la personne indsirable ne cde pas aux intimidations, on lui colle une faute grave pour le renvoyer, surtout que la marge de 5% de la rduction des effectifs prvus par le plan de soutien se prte cette manuvre. Autre pratique non citoyenne de certains patrons, pointe du doigt par les syndicats, consiste dtourner la loi en poussant exprs l'entreprise la faillite pour se dbarrasser de tous ses engagements, aussi bien vis--vis du Fisc et de la CNSS que des salaris. Le pire, c'est que tout de suite aprs, affirme L. Hammouk, ce mme patron procde l'ouverture d'une autre unit de production ailleurs, avec de l'argent gagn illgalement de l'ancienne entreprise, en recourant aux intrimaires. C'est ce qui fait dire ces syndicats que les pertes d'emplois dans le secteur ne sont pas toutes justifies, mais plutt artificielles, voire forces, notamment au niveau de certaines rgions comme Fs, Sal, Tanger Ainsi, fait savoir L.

Benhamid, la zone industrielle de Sal qui abrite des entreprises exportant essentiellement vers le march britannique, est presque l'arrt, en citant notamment le cas d'une entreprise connue qui a mis la porte prs de 400 personnes d'un seul coup. Il est noter que cette baisse d'activit au niveau de cette ZI n'est pas due seulement au recul de la demande, mais galement la dprciation de la livre sterling.Par contre, pour les units de production situes la ville de Casablanca, l'activit se porte plutt bien, d'aprs les syndicalistes. C'est ce qu'affirme l'UMT qui avance que l'on n'arrive pas parfois satisfaire les offres d'emplois qui concernent essentiellement la confection. Certaines entreprises qui fonctionnent plein rgime ont mme formul des demandes pour le travail les jours de dimanche et procdent parfois des augmentations de salaires ! Pour certains professionnels, tout en se disant touchs par la crise et en estimant que cette difficile conjoncture peut tre fatale pour le secteur sans une aide de la part des pouvoirs publics, ils affirment toutefois que le textile marocain porte en lui les germes de sa faiblesse et son incapacit s'imposer sur le march mondial.

Ainsi, Taoufik Kabbaj, dont l'entreprise opre dans le prt--porter fminin, reconnat que celle-ci ne souffre d'aucune baisse de la demande, mais se plaint plutt des prix trs serrs qui ne laissent presque plus de marge bnficiaire l'entreprise . Et le pire serait venir avec la priode de l'intersaison, estime-t-il, en n'excluant pas totalement l'ventualit d'une fermeture de l'entreprise si cette tendance se poursuit pour six mois un an. Jusqu' prsent, nous maintenons notre capital humain car nous n'avons aucun intrt s'en dbarrasser , assure-t-il en voquant la priode de l'aprs-crise. Cette manire de voir les choses n'est toutefois pas partage par tous les professionnels. En tout cas, certains syndicats se disent prts cooprer avec les patrons srieux. Nous sensibilisons les salaris faire des sacrifices pour aider leurs employeurs s'en sortir quand ceux-ci sont srieux, respectueux de leurs obligations et prts dialoguer , affirme L. Benhamid. En outre, il est noter que le problme du secteur est ailleurs. En fait, T. Kabbaj affirme que les contraintes du secteur vont perdurer au-del de cette crise qu'il espre prendre fin l'anne prochaine.

Il s'agit notamment du positionnement du secteur sur des crneaux faible valeur ajoute et o le pays n'est pas trs comptitif. On demande plus de produits finis et moins de sous-traitance. Certes les exportateurs marocains sont relativement prts pour s'orienter davantage vers ce crneau, mais il faudra encore des efforts ce sujet, notamment pour forger au Maroc l'image d'un pays de produits finis , insiste-t-il. D'ailleurs, ces faiblesses structurelles du secteur sont connues de tous et reconnues de multiples occasions par les professionnels eux-mmes. En plus de l'hsitation du secteur adopter l'option stratgique qui consiste s'orienter vers le produit fini forte valeur ajoute au lieu de se focaliser sur la sous-traitance, il s'agit globalement du manque d'imagination et d'innovation, du retard enregistr dans la part des rassorts et d'actualisation dans le march textile, dans le raccourcissement du rythme de renouvellement des collections et dans l'mergence de la mode rapide avec des leaders de renommes internationales.

Certes les producteurs marocains ont ralis des avances dans la matrise des dlais, des cots et de la qualit, selon des professionnels. Toutefois, pour dpasser la faiblesse du positionnement du secteur, il faudra, affirme-t-on, dvelopper de nouvelles comptences, pour matriser l'approvisionnement et se doter de moyens financiers et logistiques.
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Recul des exportations
Les exportations des produits textiles ont connu des destines diverses en janvier dernier, selon les dernires statistiques de l'Office des changes. Ainsi, alors que les ventes des vtements confectionns ont recul de 7% ou -132,1 MDH, les exportations d'articles de bonneterie se sont, en revanche, accrues de 3% ou +18,5 MDH et celles de chaussures de 10,2% ou
+22 MDH. Pour l'anne dernire, les exportations marocaines des vtements confectionns et des articles de bonneterie ont accus des baisses respectives de 8,4 % et 16,1 %. Les ventes l'tranger des vtements confectionns au Maroc ont atteint, au terme de l'anne coule, quelque 18,7 milliards de dirhams (MMDH) au lieu de 20,5 MMDH enregistrs en 2007. En volume, ces exportations ont accus une baisse de 10,2 %, passant de 70.800 tonnes en 2007 quelque 63.600 tonnes en 2008, selon l'Office. Pour leur part, les expditions des articles de bonneterie ont totalis en 2008 quelque 6,6 MMDH au lieu de 7,88 MMDH enregistrs en 2007, pour un volume galement en rgression de 11,6 % (38.700 tonnes contre 43.800 tonnes). La baisse des ventes des vtements confectionns et des articles de bonneterie explique la contre-performance des exportations des produits finis de consommation en gnral, qui ont accus une rgression de 6,9 % pour atteindre en 2008 quelque 33,58 MMDH au lieu de 36 MMDH en 2007.
Plus de peur que de mal ?
Plus de peur que de mal quant aux pertes d'emplois dans le secteur du textile ? En tous cas, on est loin des 50.000 emplois perdus et 70.000 postes perdre dans les quelques mois, chiffres qui avaient t annoncs dans la presse, il y a quelques semaines. Mais qu'en est-il alors ? Ce n'est pas facile de rpondre cette question. Certes, la CNSS peut tre une source d'information ce sujet, via l'indicateur des dclarations des employeurs. Mais, les chiffres ressortis par cet indicateur sont loin de reflter la ralit de l'emploi dans ce secteur, car on estime que seulement 20% des effectifs employs par le textile sont dclars par leurs employeurs la Caisse. De mme, la part de l'informel dans ce secteur est trs grande. Il est noter que pour la frange dclare, les pertes d'emplois sont supportables. Selon la CNSS, les dclarations des employeurs laissent apparatre que moins de 5.800 postes d'emplois sont perdus en dcembre dernier par rapport la mme priode de 2007. Pour des sources syndicales, ces pertes d'emplois dans le secteur sont estimes 8% au cours des six derniers mois.
Plan de soutien aux secteurs exportateurs
La convention-cadre signe le mois dernier entre le gouvernement et le secteur priv vise soutenir certains secteurs tourns l'exportation, qui souffrent du recul de la demande trangre adresse au Maroc dans l'actuel contexte international. Les autres conventions d'application signes pour la mme occasion, qui sont au nombre de neuf, portent sur la prservation de l'emploi dans les entreprises exportatrices des secteurs du textile, du cuir et des quipements automobile, la promotion commerciale des secteurs exportateurs et la garantie des crdits en faveur des entreprises exportatrices concernes et des PME.Ces conventions s'inscrivent dans le cadre des mesures anticipatives prises par le gouvernement pour soutenir ces secteurs, qui ont accus un recul notable d'activit, du fait de la baisse de la demande au niveau de leurs marchs traditionnels, selon les signataires.Ces mesures d'accompagnement, prises par le gouvernement, en partenariat avec le secteur priv, s'articulent autour de trois principaux axes : social, financier et commercial. Le volet social vise la prservation de l'emploi et des comptences, travers la prise en charge par l'Etat, des dpenses relatives aux charges sociales de l'entreprise.Le volet financier prvoit des aides aux entreprises les plus exposes pour qu'elles amliorent leurs liquidits, travers le renforcement des garanties de l'Etat pour le financement des besoins en fonds de roulement et la possibilit d'un moratoire pour le remboursement des crdits long terme en cours. Sur le plan commercial, ces mesures prvoient un traitement prfrentiel au profit des secteurs concerns lors des oprations d'assurance de leurs exportations, ainsi qu'un accompagnement financier dans le cadre de leurs programmes de prospection de marchs extrieurs.L'Administration des douanes et impts indirects s'engage, dans ce cadre, permettre aux entreprises concernes de commercialiser au niveau du march intrieur, une partie de leurs produits imports dans le cadre du rgime d'admission temporaire et de leur permettre de prolonger les dlais de leurs comptes relatifs l'admission temporaire.
Un leader franais dlocalise au Maroc
L'entreprise Rousseau, leader franais de la chemise, qui distribue ses produits partout dans le monde, a dcid de dlocaliser une partie de ses activits Casablanca, selon le journal rgional franais La Nouvelle Rpublique.Avec les cots de main-d'uvre et les problmes rencontrs par la confection, l'atelier de fabrication a t dlocalis au Maroc, Casablanca, a expliqu le directeur du centre logistique de l'entreprise Rousseau, fabricant de chemises de luxe pour hommes.Les chemises confectionnes par cette entreprise, qui produit jusqu' 1,5 million de pices par an, sont tiquetes du nom de Christian Lacroix, Nina Ricci, Pierre Cardin et Calvin Klein, en contrepartie de royalties, prcise le journal.Ce responsable indique que l'usine, base dans le nord de la France, reoit dsormais les matires premires (tissus, fournitures) qui sont ensuite envoyes Casablanca, pour la confection des chemises. Ces dernires sont par la suite expdies en France.



Par Lahcen Oudoud |
    
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